Erratum:

La fameuse (ou pas) découverte des « coquilles » après impression du guide.

A la réception du Tables Ouvertes tout chaud sorti de l’imprimerie, quelle ne fût pas notre désarroi de découvrir l’oubli de la page de Damien Germanier et son magnifique établissement du même nom à Sion.

Il va sans dire que Damien fait partie de nos adresses phares et que ce dernier a évidemment sa place de choix au sein des Tables Ouvertes.

Vous recevez donc cette page en établissement surprise no1 page 225, afin de corriger cette erreur.

Même si Damien nous promet d’ores et déjà de nous faire payer ce quiproquo à coup de moqueries pendant au moins un an (mais bon… qui mérite assume et vice versa). Mille excuses à lui pour cette erreur.

Cet établissement parrain propose un menu spécial Tables Ouvertes de 6 services accompagnés de leurs vins sélectionnés à 198.- minérales et café inclus.

PREMIER ÉTABLISSEMENT « SURPRISE »

Cher(e)s Gourmets,
Nous avons le plaisir de vous annoncer le quatrième restaurant surprise du guide 2020 : « Damien Germanier » à Sion VS.
Vous trouverez en attache la description y relative. Pour bénéficier de vos repas offerts, il vous suffit d’imprimer la page et de l’insérer dans votre guide à la page 225 (collée ou agrafée). Le restaurant validera votre visite directement à l’intérieur du guide.Attention : la présentation de la page seule est insuffisante. Aucune visite ne sera acceptée sans le guide officiel.Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir à la découverte de cette table.
Bon appétit !

LA FORCE SEREINE DE BRIGITTE VIOLIER

PAR ÉDOUARD AMOIEL

 

«Je suis l’héritière du nom Violier. A moi de le faire à nouveau rayonner»

Celle qui a rendu les clés de l’Hôtel de Ville de Crissier l’an dernier dit l’intensité quasi obsessionnelle du métier.

 

Elle vient de reprendre le poste de directrice artistique du guide «Tables ouvertes». Confidences d’une grande dame qui, malgré les épreuves de la vie, continue de tracer son chemin

◗ Quand on retrouve Brigitte Violier le temps d’un instant, c’est comme si rien n’avait changé. La douceur du regard, d’un geste et de la voix, aussi rassurante que bienveillante, reste intacte comme au premier jour pour celle qui est désormais engagée en tant que directrice artistique au sein du guide Tables ouvertes. Nouveau départ, nouveau challenge.

A l’heure des palmarès, des récompenses et des classements, la nouvelle émissaire prône une approche différente, celle de faire rayonner une sélection de 150 établissements dans toute la Romandie sans restriction en matière de style gastronomique. «Je suis l’héritière du nom Violier; à moi de le faire rayonner de nouveau dans un environnement d’excellence», explique celle qui fut pendant neuf ans l’ambassadrice du restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier où elle passa de l’ombre à la lumière à son coeur défendant et pour toutes les mauvaises raisons.

 

RÊVEUSE ET SPORTIVE

Dès l’âge de 7 ans, Brigitte Violier va partager son temps entre la mer et la montagne. Saisonniers par excellence, ses parents sont propriétaires d’une crêperie dans sa ville natale de Narbonne et d’un libre-service d’alimentation à Courchevel. «Chaque départ était un voyage en soi», se souvient-elle. Cinq ans plus tard, elle entre en internat dans un établissement religieux. Les débuts sont difficiles mais le temps fait bien les choses et son caractère se forge. Bonne élève? Bavarde selon les professeurs… mais surtout très rêveuse. «C’est du reste toujours le cas aujourd’hui. Cela fait partie de qui je suis.» Et sportive aussi. Skieuse hors pair, elle estime ne pas maîtriser suffisamment la discipline pour pouvoir la pratiquer à haut niveau. «Je n’ai jamais eu le culte de la victoire pour un sport individuel.

Le fait de gagner m’enthousiasmait mais je ne cherchais pas à entrer en compétition avec des amis et n’en voyais pas la nécessité. A ce niveau, je ne suis pas une compétitrice née.»

 

LA DAME DE CRISSIER

Baccalauréat en poche, Brigitte Violier part à Lille étudier l’esthétique, un secteur en pleine expansion. La jeune étudiante se spécialise dans une méthode de soins traditionnelle chinoise naturelle basée sur les cinq éléments et la phyto-aromathérapie. Elle retourne à Courchevel aux Jeux olympiques d’Albertville en 1992 où elle rencontre un certain Benoît Violier sept ans plus tard. Le futur grand chef se trouve entre deux chapitres de sa vie professionnelle; il est sur le point d’être engagé par Frédy Girardet au restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier après une période passée chez Joël Robuchon.

«Je suis tombée amoureuse en altitude», raconte Brigitte Violier.

A Crissier, Benoît Violier arrive dans une maison en pleine passation de pouvoirs: la gloire de Girardet prend fin, l’ère de Rochat voit le jour. L’avenir de Benoît est toujours incertain et Brigitte ne le suit pas immédiatement. Mais le jeune cuisinier sort

rapidement du lot et Crissier devient une évidence. «Il avait une conviction et une détermination en lui qui étaient déroutantes. Sa manière d’être m’a rassurée et m’a mise en confiance. Même si j’allais vers l’inconnu, j’étais prête à le suivre.» Pendant une décennie, Brigitte garde ses distances avec le restaurant triplement étoilé par le Guide Michelin et continue à travailler pour une marque de cosmétiques familiale.

 

ENGRENAGE FATAL

En 2012, Benoît Violier reprend les rênes du restaurant. Afin de maintenir l’harmonie dans son couple, sa femme décide de travailler à ses côtés. Les époux construisent le projet B.Violier dans lequel ils mettent en commun leurs compétences respectives dans l’accueil et le bien-être de la clientèle dans un nouveau décor de salles. Dorénavant, la cuisine suivra cinq saisons distinctes en adaptant cinq cartes de mets. Le rythme soutenu du métier s’impose au fil des années et envahit leur vie. «Les gens n’imaginent pas le travail que peut représenter le déroulement d’un service. La moindre inattention peut déclencher un tsunami».

Perfectionniste, le couple est pris dans un engrenage qu’il n’anticipe pas. «Comme une gangrène, cela s’immisce dans votre quotidien sans que vous vous en rendiez compte. Cela dépasse la passion… et devient presque une obsession. Ce métier vous prend tout si vous n’êtes pas vigilant. Nous n’avions plus assez de temps pour nous!» Un jour sans crier gare, le chef n’attend pas et décide de partir bien trop tôt. C’était le 31 janvier 2016.

Deux ans plus tard, Brigitte Violier décide de quitter la maison qui a fait, de près ou de loin, partie de sa vie pendant vingt ans. Une période de reconstruction s’impose. Une certaine forme d’acceptation de soi et du nouvel environnement qui l’entoure se met en place. «Dans mon parcours, rien n’est prévu mais tout est logique, confie-t-elle sereinement. La vie m’a tellement pris, à tout point de vue, qu’il me faut encore du temps pour la rééquilibrer. Je ne lui en veux plus mais j’ai besoin de comprendre où elle veut m’emmener pour me reconstruire. Je suis sur la bonne voie. Aujourd’hui je suis moi!» ■

«Tables ouvertes», guide et remises dans 150 restaurants de Romandie. www.tables ouvertes.ch/accueil.html

(EDDY MOTTAZ/LE TEMPS)

LE TEMPS WEEK-END

SAMEDI 5 OCTOBRE 2019 BOIRE ET MANGER 29

QUATRIÈME ÉTABLISSEMENT « SURPRISE »

Cher(e)s Gourmets,
Nous avons le plaisir de vous annoncer le quatrième restaurant surprise du guide 2019 : « La Belle Croix » à Romont FR.
Vous trouverez en attache la description y relative. Pour bénéficier de vos repas offerts, il vous suffit d’imprimer la page et de l’insérer dans votre guide à la page 193 (collée ou agrafée). Le restaurant validera votre visite directement à l’intérieur du guide.

Attention : la présentation de la page seule est insuffisante. Aucune visite ne sera acceptée sans le guide officiel.

Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir à la découverte de cette table.
Bon appétit !

 

TROISIÈME ÉTABLISSEMENT « SURPRISE »

Cher(e)s Gourmets,
Nous avons le plaisir de vous annoncer le deuxième restaurant surprise du guide 2019 : « Whitepod Restaurant Les Cerniers » aux Giettes VS.
Vous trouverez en attache la description y relative. Pour bénéficier de vos repas offerts, il vous suffit d’imprimer la page et de l’insérer dans votre guide à la page 192 (collée ou agrafée). Le restaurant validera votre visite directement à l’intérieur du guide.

Attention : la présentation de la page seule est insuffisante. Aucune visite ne sera acceptée sans le guide officiel.

Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir à la découverte de cette table.
Bon appétit !

PREMIER ÉTABLISSEMENT « SURPRISE »

Cher(e)s Gourmets,
Nous avons le plaisir de vous annoncer le deuxième restaurant surprise du guide 2019 : « L’Etoile » à Noville VD.
Vous trouverez en attache la description y relative. Pour bénéficier de vos repas offerts, il vous suffit d’imprimer la page et de l’insérer dans votre guide à la page 191 (collée ou agrafée). Le restaurant validera votre visite directement à l’intérieur du guide.

Attention : la présentation de la page seule est insuffisante. Aucune visite ne sera acceptée sans le guide officiel.

Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir à la découverte de cette table.
Bon appétit !

L’Etoile – « art’roch » depuis 1949 a changé de visage. Deux ambiances, une seule carte. Le bistrot « chic », intime et cosy et la véranda ouverte et lumineuse. Une salle de banquet privatisée et le bar à vin pour l’apéritif. Une cuisine de saison, des produits frais du terroir, de première qualité, privilégiant les producteurs de la région. Label « Fait Maison » depuis 2017. Poissons frais du Lac Léman et de mer dont la fameuse soupe de poissons à l’italienne

Amis aventuriers intéressés par la gastronomie provenant du berceau de l’humanité, cette adresse est faite pour vous. Ce restaurant éthiopien qui est situé entre Caroline et le CHUV vous fera profiter d’un voyage inoubliable. Mention spéciale pour le Kitfo, tartare de bœuf éthiopien que vous pourrez déguster poêlé ou cru avec sa garniture. Inutile, non plus, de vous dire à quel point le café y est authentique! dernier petit détail charmant, les repas sont servis dans les plats en vanneries locales et le mobilier est tout droit venu d’Afrique, amateurs de culture africaine, Welcome!

Actualité

08.07.2019 00:00

Cet établissement a déménagé son activité à l’avenue Villamont 17 à 1005 Lausanne.

Coordonnées

Av. de Villamont 17
1005 Lausanne
021 312 89 80

Voir sur une carte

www.nil-bleu.ch

Horaire

fermé dimanche, ouvert le vendredi et samedi soir (selon disponibilité)

PREMIER ÉTABLISSEMENT « SURPRISE »

Cher(e)s Gourmets,
Nous avons le plaisir de vous annoncer le premier restaurant surprise du guide 2019 : le « Mango Lounge » à Veyrier.
Vous trouverez en attache la description y relative. Pour bénéficier de vos repas offerts, il vous suffit d’imprimer la page et de l’insérer dans votre guide à la page 190 (collée ou agrafée). Le restaurant validera votre visite directement à l’intérieur du guide.

Attention : la présentation de la page seule est insuffisante. Aucune visite ne sera acceptée sans le guide officiel.

Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir à la découverte de cette table.
Bon appétit !

Et pourquoi ne pas sortir un peu du centre ville pour s’évader dans un cadre hyper cosy aux notes lounge. Profiter de la magnifique terrasse les pieds dans l’eau sur les bords de l’Arve pour déguster par exemple leurs excellentes brochettes marinées. L’endroit idéal pour prendre son repas dans une ambiance qui s’échauffera crescendo au cours de la soirée. Pour vous permettre de finir en musique, le Mango vous assure une cuisine non-stop jusqu’à minuit et un «mixologue» prêt à vous surprendre avec des cocktails hors du commun jusqu’au bout de la nuit.

Un accueil à la hauteur de la culture indienne dans ce délicieux restaurant du nord vaudois. Un établissement de proximité où l’on aura l’occasion de faire de belles découvertes culinaires indiennes. Le Naan & Curry fait certainement partie des établissements les plus authentiques en terme de cuisine exotique de la région. Dans un cadre simple et soigné, laissez-vous tenter par les propositions du Chef qui prend plaisir à faire connaître les goûts de son pays et propose une cuisine remarquable qui incite au voyage : Namasté !

Actualité

09.01.2019 00:00

Le restaurant Naan N Curry à Yverdon ayant fermé, il est momentanément retiré de l’offre. Nous sommes en attente de nouvelle du prochain propriétaire

Coordonnées

Rue Clendy 9
1400 Yverdon-Les-Bains
024 420 26 80

Voir sur une carte

naanandcurry.com

Horaire

Fermé le dimanche

Déguster ou dévorer?
On déguste Marcel Proust et l’on dévore un polar. Ces métaphores gastro-culinaires ne sont pas le fruit du hasard. Et littérature et gastronomie font bon ménage depuis des siècles : on aurait du mal à recenser exhaustivement le nombre de livres qui contiennent une scène de petit-déjeuner, de déjeuner, de dîner, voire de festin. Ou même des recettes, dont celles de Pepe Carvalho, le détective privé créé par l’écrivain espagnol Manuel Vásquez Montalbán, l’ont fait entrer dans la légende.
Comme dans Tables ouvertes, on peut trouver dans la littérature toutes formes de rencontres autour d’un repas : entre amis, en famille, en tête-à-tête amoureux, en déjeuner d’affaires – même si ce rituel est de nos jours passé de mode. On évitera toutefois les repas entre truands et bandits, qui furent pléthore dans les polars à l’ancienne… et on ne partira pas sans payer, bien sûr. Que la recette soit simple ou sophistiquée, là n’est pas la question, qu’un s’agisse d’un repas ou d’un livre : l’important, c’est le plaisir qu’on en tire, les goûts qu’on y découvre ou retrouve, les pays et/ou les époques que tous deux peuvent nous révéler, chacun à sa façon. Car c’est là un bienfait qu’ils partagent : celui de nous permettre de voyager dans le temps et dans l’espace en restant assis, et pour une somme modique !

Artiste et vraie épicurienne!
En véritable épicurienne, je savoure chaque moments délicieux que la vie me présente. Et en ce qui me concerne, l’un de ces moments préférés est celui d’un bon repas en bonne compagnie. J’ai toujours dit à mon entourage: « Il vaut mieux m’avoir en peinture qu’en pension » comme le dit le dicton. En effet, j’avoue cette faiblesse, comme diraient certains, pour l’un des pêchés capitaux qu’est la gourmandise. Pour ma part, je ne vois pas ce plaisir comme une faiblesse mais bien comme un pure délice.
De plus, lorsqu’il est partagé avec des personnes que l’on apprécie, cela devient doublement exquis.
En effet, qu’est-ce que j’aime déguster des saveurs différentes qui régalent mes papilles gustatives. Cela me procure une explosion de joie au même titre que lorsque je suis sur scène devant une foule endiablée. Quelle adrénaline!! Et aussi, quelle sensations agréables.
C’est justement cette expérience que j’ai vécue avec Tables ouvertes dernièrement en dégustant un magnifique repas gastronomique, accompagné de bons vins dans un cadre idyllique mais surtout en excellentes compagnies. Quel moment de partage, de rires, de joie et de découvertes. Ce moment restera à jamais graver dans mon coeur.

Naty

Pour notre famille les repas sont toujours des moments privilégiés. L’exploration nous accompagne continuellement. Elle fait partie de notre mode de vie où que l’on soit dans le monde et nous rassemble parfois autour d’une table improvisée. En voyage, ces saveurs nouvelles viennent à nous naturellement. Elles nous surprennent nous réconfortent par leur générosité. Les plus marquantes pour ma sœur et moi sont celles de la première expédition de Mike, Latitude Zéro. Nous avons longé les pays qui suivent l’équateur. Nous étions si jeunes et déjà confrontées aux éléments de ces cultures variées, tantôt africaines, américaines et asiatiques. Notre histoire gustative commençait. Au cercle polaire arctique pour l’expédition Arktos, nous retrouvons notre père dans un intervalle de cinq à six mois. Il avait une dizaine de kilos en moins, des gelures au visage et aux mains, presque méconnaissable. Chaque retrouvaille se faisait dans de petits villages de pécheurs situés dans le grand nord. Les habitants organisaient une cérémonie suivie d’un festin de leurs délicatesses locales ; gras et langues de baleines, de phoques, et d’autres plats dont nous ignorons encore l’origine. Même si nos papilles n’étaient pas habituées à ce genre de nourriture, le simple fait de gouter leur cuisine les rendait heureux. Ces moments de partage resteront graver en nous pour toujours. Au Canada, pour récompenser nos longues journées de marche interminables pour nos petites jambes, notre mère nous préparait des collations avec nos gourmandises préférées. Ses brownies tout le monde en raffolait. Elle y mettait des noix et des M&MS. Elle avait trouvé la manière idéale pour nous donner l’apport calorifique et la motivation nécessaires pour nous encourager. Notre mère aimait cuisiner. Comme notre père, elle idéalisait la simplicité. Pour notre plaisir, elle préparait des côtelettes d’agneau dont elle seule avait le secret, elle le tenait de ses origines néozélandaises. Elle les accompagnait d’un chutney maison, juste délicieux. Comme toute aventurière, elle aimait explorer de nouvelles recettes et c’était promise d’en essayer de différentes tous les jours. Un vrai régal pour nos papilles.

Toutes ces expériences nous ont construit et font qui nous sommes aujourd’hui. Elles nous définissent comme des citoyennes du monde. Nous sommes heureux de partager cette intimité avec vous et le guide des Tables Ouvertes pour vivre d’autres aventures gastronomiques uniques et diversifiées.

Jessica, Annika et Mike Horn

« Le bonheur d’ aimer « manger»
Autant l’avouer d’emblée, « manger » a toujours été l’une de mes activités favorites. J’irais même jusqu’à dire que, parmi tous les sports que j’ai eu l’inconscience d’aborder, c’est le seul dont la pratique ne m’a jamais plongé dans le ridicule aux yeux des autres. Il faut dire qu’avec une grand-mère lyonnaise et une d’origine piémontaise, j’en ai acquis les solides bases très jeune. Et, après plus d’un demi-siècle d’un entrainement sans faille, je n’ai aucune envie de raccrocher. Bien sûr, avec le temps, je suis enfin devenu pleinement conscient que, comme le répète mon cardiologue, c’est un sport finalement dangereux et qu’il serait sage, à mon âge, de diminuer l’intensité de la compétition. Que voulez-vous, c’est la décision que doivent prendre un jour tous les champions, même les plus grands. Ainsi, tel Roger Federer, qui, désormais, choisit avec parcimonie ses surfaces et ses tournois, j’ai supprimé les plats trop roboratifs et diminué drastiquement ma consommation de viande rouge, de gibier faisandé, de foie gras, de vins trop capiteux, de pain croustillant, ou d’acides gras saturés, bref en mille délices assassins.
Et, vous savez quoi ? Cet effort ne m’est même pas trop pénible, parce que c’est tellement tendance. Ainsi, j’ai conscience que non seulement je me fais moins de cholestérol, mais aussi que je fais du bien à la planète. C’est une immense joie que de se sentir à la mode…

Partager un repas est une fête !
Pour moi être épicurienne, c’est aimer la vie !
C’est sans doute lié à ma famille et à mes souvenirs d’enfance : je me souviens avec beaucoup de tendresse des moments où papa grillait des tranches de bœufs dans le feu de cheminée et que pour dessert on mangeait des bacs de glace entiers avec toute la famille. Ou encore les repas de fête que prépare ma maman. Des moments magiques durant lesquelles nous prenons le temps de partager. C’est ce sentiment de partage qui me fait penser que les repas sont et doivent rester des moments de fête et de joie.
Mes parents m’ont transmis leur amour pour la cuisine et, comme eux, j’aime concocter des festins pour mes invités (je dis bien festins car, oui, il y en a toujours assez !). J’aime recevoir mes amis, cuisiner pour leur faire plaisir et savourer ces moments privilégiés autour d’un bon repas. Bien manger, c’est bien vivre. J’ai besoin de manger équilibré et varié afin de me sentir bien dans mon corps et pouvoir réaliser mes meilleures performances mais je ne me prive de rien.
J’ai la chance d’avoir un bon métabolisme et je sais tout de suite si j’ai dépassé mon poids de forme. Comme je déteste cuisiner pour moi seule, j’en profite pour manger plus simplement mais toujours équilibré en faisant la part belle aux légumes, car j’adore ça ! Et surtout mon carré de chocolat quotidien. Comme dirait mon papa : « Si je fais du sport, c’est pour pouvoir manger ! » … Et c’est exactement ça !
J’aime cuisiner mais j’aime tout autant aller au restaurant. Une bonne table pour moi ce n’est pas spécialement un restaurant gastronomique (même si bien sûr j’aime la cuisine raffinée et d’exception), c’est aussi le petit café dans lequel on mange sur un coin de table ou un chalet de montagne dont on pousse la porte après un joli vol en wingsuit, une belle balade ou encore mon pique-nique sur un magnifique sommet ! Une bonne table, c’est une âme, une atmosphère, un sourire, un partage, un accueil chaleureux … C’est un endroit où l’on se sent bien avant tout.
C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai accepté d’être marraine de Tables Ouvertes.

Geraldine Fasnacht 💫

COUP DE JORAN
SUR LES HAUTES CRETES
Voilà déjà quelques années que l’Entracte a fermé ses portes. Petite oasis de liberté, d’amitié, et mélange de cuisine et de spectacles.
Légendes, souvenirs et nostalgie hantent le subconscient de ceux qui ont vaincu le brouillard du Haut Jorat. Et à chaque voyage à l’étranger ou dans les recoins perdus de chez nous, je recherche inconsciemment un bistrot idéalisé dans mon imaginaire. Une trappe, un trappon, un troquet, une ambiance, une odeur, une aventure, peu importe, mais parfois mes copains de route sautent le dîner, car le mirage de l’absolu ne se produit pas.
Aujourd’hui, avec les inspections, la paperasse, le service de l’hygiène, la chaîne du froid ou la traçabilité du produit, le menu qu’on choisit dans les casseroles de la cuisine en sirotant un vino della casa ou une « bleue » a disparu. A l’image du patron qui t’emmène te confesser sur un cageot à la cave et d’une « sommiche » aux talents provocateurs mais qui cache ses déceptions et ses tristesses dans un décolleté, semblant se venger des hommes. Où sont-ils ?
Ces loupiottes qui t’accueillent dans une clairière de montagne ou sur une plage balayée par la musique du bleu infini.
Maintenant, même les toilettes des chalets d’alpage sentent le romarin et les buvettes de nos lacs jouent aux cinq étoiles. Autrefois, on s’arrêtait chez les tantes Hélène, Eva, Emma, ou à Suchy pour un ballon du village, à moins de trois francs, alors que l’Appenzel corsé existe encore à La Praz. Et puis que sont devenus ces relais perdus en rase campagne où traînaient les vieux amants, les joueurs de cartes, les baroudeurs calmés par le parfum d’une inconnue et, où même les flics cachaient leur Volvo !
Gérer, tenir, animer, cajoler un palais gastronomique ou une gargote insolite demeurent un sacerdoce. Ainsi parfois dans l’alcôve d’une ferme des hautes crêtes, on réalise notre petit cinéma culinaire insolite.

Bouillon

UNE BONNE EQUIPE A TABLE
Quand on pratique un sport comme le hockey, les entraînements sont intensifs et demandent beaucoup d’énergie. C’est pourquoi après une journée à s’entraîner, il est important de pouvoir récupérer de la force grâce à un bon repas avec ses amis et coéquipiers ! Car pour qu’une équipe fonctionne, ce n’est pas seulement sur la glace qu’il faut cultiver les échanges, mais aussi en dehors de la patinoire, autour d’une table à laquelle on se retrouve et où on partage des moments qui permettent de mieux se connaître encore et d’améliorer la complicité pendant les matches !
Par chance, on profite à Fribourg et environs d’excellents restaurants dans lesquels on peut non seulement manger à sa faim, mais aussi passer une bonne soirée dans une ambiance chaleureuse et vivante qui contribue à souder les amitiés. C’est pourquoi je suis heureux de parrainer le guide Tables Ouvertes qui propose à ses chanceux propriétaires de découvrir les bonnes tables de notre région.
Car c’est ce même plaisir que vous allez partager à votre tour dans nos restaurants fribourgeois que nous espérons vous restituer quand vous venez assister à nos matches. Au plaisir de vous retrouver bientôt lors d’une rencontre et dans cette impatiente attente, je vous souhaite à toutes et tous un excellent appétit !

Andreï Bykov

Exergue :
« On profite à Fribourg et environs d’excellents restaurants dans lesquels on peut non seulement manger à sa faim, mais aussi passer une bonne soirée dans une ambiance chaleureuse et vivante qui contribue à souder les amitiés. »

Pour qui aime manger, les saisons se déclinent souvent en effluves gourmands. Odeurs alléchantes, parfums goûteux se mêlent au fil des jours en une sorte de poésie culinaire qui ne peut laisser indifférent l’amoureux des rimes et de la bonne cuisine.
Tout au long de l’année, levé à l’aube, j’aime à déambuler dans la ville endormie, Sous le vent léger du matin, je rêvasse, attentif aux parfums subtils de boulangerie qui se faufilent aisément par-dessus le trafic encore fluide pour venir titiller mes narines. L’irrésistible odeur d’une tarte aux pommes m’invite à fredonner Nougaro : « Plus encore que dans la chambre, je t’aime dans la cuisine. Rien n’est plus beau que les mains d’une femme dans la farine ». Chut ! Chante plus bas, on pourrait t’entendre. Par les temps qui courent les paroles de cette mélodie ne passent plus la rampe. Dommage ! Mais n’en faisons pas un fromage, d’autant que dans les vocalises du merle qui m’accompagne, je sens comme les prémisses d’une saison nouvelle. Tiens, tiens, tiens, c’est le printemps qui vient. Dans sa livrée vert tendre, il tient le haut du pavé et ses promesses de salades croquantes et d’omelettes baveuses aux herbes odorantes sont tellement appétissantes que mes papilles en salivent de plaisir. Facile de passer en revue les atouts du printemps et des crudités aux plats de résistance, je fais mienne la théorie du bien manger et m’attribue bonne conscience en y incluant cinq fruits ou légumes par jour. Quelques semaines plus tard, ça sent le thym, la menthe et le basilic. Faire le tour des étals du marché, c’est humer tous les parfums de l’été qui s’avance. Pêches et abricots gorgés de soleil, rivalisent de saveur sucrée avec un panier de fraises des bois, tandis que la tomate charnue suivie de son cortège de courgettes et de poivrons colorés sont une invite à céder sans tarder au péché de gourmandise.
Me concernant, nul besoin d’insister. Sur le bistrot du port, au troquet du père Louis ou dans quelque autre estaminet alertant mes sens avec un fumet divin, j’y suis déjà toutes affaires cessantes.
Et quand bien même sous le ciel immuablement bleu et le soleil qui donne, la faim se fait moins pressante, il suffit d’une terrasse ombragée et de quelques amis pour ne pas bouder pas son plaisir à mordre à petites bouchées dans quelque plat léger et subtilement épicé.
Le bleu du ciel un peu moins vif, des oiseaux en partance, une nature exubérante et flamboyante, pas de doute l’automne vient d’arriver. C’est un cueilleur habile et pressé de récolter les fruits du labeur des saisons précédentes. Aussi, avant que l’hiver ne tarisse sa générosité, l’automne nous invite à faire bombance, à oublier dans une débauche de cochonnaille, de vins capiteux et de vergers prolifiques, la promesse incongrue de faire carême avant l’heure. Ah qu’elles sont plaisantes ces tablées où dans une joyeuse euphorie, des convives gourmets ou voraces aspirent à grandes goulées le parfum de sous-bois, qu’exhale girolles et cèpes de Bordeaux talentueusement mêlés à l’arôme du gibier par un chef inspiré.
Quand l’hiver et ses frimas viendront nous régaler de potées savoureuses ou du fumet d’un incontournable pot-au-feu, je lèverai mon verre de vin de pays à cette jolie citation de Pierre Dac :
« De tous les arts, l’art culinaire est celui qui nourrit le mieux son homme. »